 Fernando Solanas voir le diaporama
Les Films
| L’Heure des brasiers (1ère partie), Santiago Álvarez, Octavio Getino, Fernando Solanas | | L'Heure des brasiers (2e partie), Santiago Álvarez, Octavio Getino, Fernando Solanas | | Les Fils de Fierro, Fernando Solanas | | Le Regard des autres, Fernando Solanas | | Tangos, l’exil de Gardel, Fernando Solanas | | Le Sud, Fernando Solanas | | Le Voyage, Fernando Solanas | | Le Nuage, Fernando Solanas | | Saccage : Argentine, le hold-up du siècle, Fernando Solanas |
|
|
|  | Fernando Solanas, cinéaste engagé
Biographie
Fernando Ezequiel Solanas est né le 16 février 1936 à Olivos, dans la province de Buenos Aires. Il fait des études de piano, de composition musicale et de lettres avant d’entrer à l’École nationale d’art dramatique de Buenos Aires, où il suit des cours d’interprétation et de mise en scène. Il débute au cinéma comme assistant-réalisateur et tourne en parallèle des courts métrages comme Seguir andando en 1962. En 1966, il co-fonde le groupe indépendant de production et de diffusion de films « Cine Liberación » qui se consacre à la lutte contre la désinformation. En son sein, il entreprend la réalisation de son premier long métrage documentaire, L’Heure des brasiers, tourné clandestinement en 16 mm, sans son synchrone, qui voit le jour au terme de plus de deux années de travail. Le film est salué lors de sa sortie non seulement pour sa liberté formelle, mais aussi pour son impact social et politique. Solanas va ainsi donner naissance à un cinéma engagé et profondément original, nourri à la fois par l’imaginaire historique et contemporain de l’Argentine, mais aussi par ses espoirs et ses déceptions personnelles. Avec l’idée que le film devait continuer à être tourné les années suivantes, en y ajoutant de nouveaux chapitres, il n’aura de cesse par la suite de critiquer le pouvoir et d’inciter à la résistance, comme dans Les Fils de Fierro, poème épique réalisé en 1972. Il doit s’exiler en 1976 après le coup d’État militaire mais, de Paris, continue son travail et réalise Tangos, l’exil de Gardel qui lui vaut le Grand prix spécial du jury au Festival de Venise en 1985. Puis il réalise Le Sud pour lequel il reçoit le Prix de la mise en scène à Cannes en 1988, Le Voyage en 1992 et Le Nuage en 1998, hommages à son pays, avant de revenir à une critique plus radicale des arcanes du pouvoir dans son dernier travail, Mémoire d’un saccage, fresque politique d’une implacable clarté sur la crise argentine, faisant suite aux chapitres initiés avec L’Heure des brasiers. Lors de la présentation de Mémoire d’un saccage au Festival de Berlin 2004, Fernando Solanas a reçu un Ours d’or d’honneur pour l’ensemble de son œuvre. À l’occasion de la sortie en salles à Paris de ce film, Paris Cinéma propose de découvrir ce cinéaste majeur, à travers une rétrospective de ses films.
Ce programme est présenté au Latina (Paris 4e), en présence de Fernando Solanas. A lire : Fernando Solanas dénonce "le hold-up du siècle"
Filmographie Seguir andando (cm, doc) (1962) Reflexión ciudadana (cm, doc) (1963) L’Heure des brasiers (La Hora de los hornos) (doc) (1968) Perón : La revolución justicialista (doc) (1971) Perón : Actualización política y doctrinaria para la toma del poder (doc) (1971) Les Fils de Fierro (Los Hijos de Fierro) (1972-1978) Le Regard des autres (doc) (1980) Tangos, l’exil de Gardel (1985) Le Sud (Sur) (1988) Le Voyage (El Viaje) (1992) Le Nuage (La Nube) (1998) Afrodita, el sabor del amor (2002) Mémoire d’un saccage (Memoria del saqueo) (doc) (2004) |