Yeşim Ustaoğlu
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Artiste engagée, Yeşim Ustaoğlu donne à voir sans détour les contradictions de la Turquie, n'hésitant pas à revenir sur les épisodes tabous de l'histoire de son pays. Néanmoins paisible et poétique, l'œuvre qu'elle construit film après film, la classe aujourd'hui parmi cinéastes turcs les plus importants de sa génération.
Née dans l'Est de la Turquie en 1960, Yeşim Ustaoğlu commence par étudier l'architecture à l'université d'Istanbul, avant de s'orienter vers le journalisme. Devenue reporter indépendante puis directrice d'ateliers en vidéo, elle réalise alors quatre courts métrages, dont Hotel en 1992, couronné au festival de Montpellier. Elle passe ensuite au long métrage avec La Trace (1994) et Aller vers le Soleil (1995), qui lui vaut une reconnaissance immédiate, et lui ouvre les portes de nombreux festivals internationaux (il reçoit notamment le Prix Blue Angel - meilleur film européen, ainsi que le Prix de la paix, au festival de Berlin). Depuis, avec En attendant les nuages (2004), Life on their shoulders (2004) et La Boîte de Pandore (2008), Yeşim Ustaoğlu n'a cessé de creuser le sillon qu'elle avait si remarquablement ouvert avec ses premiers films.
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Yeşim Ustaoğlu, réalisatrice engagée
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