13 min / vidéo / couleur / sous-titré français et anglais Scénario : Edmund Yeo Interprétation : Arika Lee, Kimmy Kiew Production : Woo Ming Jin, Greenlight Pictures Image : Lesly Leon Lee Son : Bennet Ng Décors : Miharu Yong Montage : Edmund Yeo Source : Edmund Yeo Ayant droit : Edmund Yeo
|
Dans un village de pêcheurs perdu et isolé, la relation entre
une petite fille et sa mère prend le chemin de l’autodestruction
et de la maltraitance lorsque cette dernière commence à recevoir
des lettres étranges et mystérieuses de son mari, absent
depuis longtemps.
Love Suicides met en exergue l’un des visages méconnus de la
Malaisie. Dans une contrée déserte épargnée par l’industrialisation,
Edmund Yeo choisit de filmer le silence et le temps arrêté,
symptômes d’une torpeur inquiétante. Inspiré d’une nouvelle de
Yasunari Kawabata, le film reflète un état de paralysie que relaie,
dans une narration minimaliste, le jeu des deux actrices principales ;
il souligne du même coup les dangers du passéisme, source
d’une incommunicabilité mortifère. Très soigné plastiquement,
Love Suicides> est un court métrage fantasmatique, aussi violent que
délicat, sur les espaces hantés d’un monde vampirisé par le souvenir.
In an isolated fishermen’s village, the relationship between a little
girl and her mother becomes self-destructrive and abusive when
the latter starts receiving strange and mysterious letters from her
husband who has been away for a long time.
Love Suicides brings out one of the unknown faces of Malaysia.
Edmund Yeo chose to film silence and frozen time – symptom of a
worrying torpor – in a deserted region, spared from industrialization.
Inspired by a short story written by Yasunari Kawabata, the
film reflects a state of paralysis relayed thanks to a minimalist
account given by the two actresses and underlines the dangers
of one’s attachment to the past, which is a source of deadly
incommunicability. Well-crafted from the point of view of form, Love
Suicides is a violent and delicate fantastical short film about the
haunted spaces of a world cannibalized by memories. |