La Folle histoire d'amour de Simon EskenazyUne projection surréaliste
A l'occasion de la présentation en avant-première de son film La Folle Histoire d'amour de Simon Eskenazy, le réalisateur Jean Jacques Zilbermann arrive seul. Mais pas pour longtemps. Juste une courte présentation avec une citation de Francois Truffaut « faire un film c'est dire dans le noir à des gens qu'on ne connait pas ce qu'on n'ose pas dire à une personne en pleine lumière ».
Antoine de Caunes, Judith Magre, Medhi Dehbi, Max Bouxbil et Micha Lescot déboulent alors sur scène, d'autant plus motivés qu'ils assistent à la première projection du film. Les joyeux lurons plaisantent, sous les applaudissements de la salle.
A une question sur son rôle, Antoine De Caunes précise « C'est un personnage de composition. Il est juif, homo et clarinettiste. Je ne joue pas de clarinette ! Ceci dit, je ne pense pas qu'on puisse jouer un homosexuel. Le plus important c'est ce qu'il y a à l'intérieur, le reste n'est que cliché. Raconter des histoires sur le fil, c'est tout l'art de Jean Jacques Zilbermann ». Medhi Dehbi confirme : « La porte d'entrée ce n'est pas la sexualité. Je joue quelqu'un qui a une crise d'identité, qui est amoureux ».
Dix ans après le succès de L'homme est une femme comme les autres, La Folle Histoire d'amour de Simon Eskenazy retrace l'évolution d'un personnage qui apprend à communiquer, à exprimer ses sentiments. Une suite est même évoquée, ce qui ne manque pas de faire réagir Judith Magre : « Tu parles d'en faire un nouveau et tu me fais mourir dans celui là ! ».
Et sur un dernier éclat de rire, la fine équipe, complice à la ville comme à l'écran, quitte la scène.
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