Interview de Tsuneo Godale réalisateur de Komaneko
Tout d'abord, pourriez-vous nous préciser comment vous en êtes arrivé à faire un film pour enfants et comment Komaneko est née ?
Komaneko était à l'origine un projet visant à présenter la technique du stop-motion lors d'une exposition à Tokyo en 2003 où nous avions pendant environ un mois un studio spécialement dédié dans le musée des arts où les gens pouvaient nous voir filmer. Le concept était que les gens nous verraient filmer en stop-motion une chatte faisant elle-même de l'animation en stop-motion. Les personnes ayant vu l'animation de cinq minutes intitulée « The First Step » ont alors suggéré que nous fassions de ce film court un long. C'est à partir de ce moment que nous avons travaillé à la réalisation d'une adaptation en film pour le cinéma.
Combien de temps vous a pris la réalisation de Komaneko ?
Filmer « Komaneko – le petit chat curieux » a nécessité un travail acharné – mais également très agréable – de dix mois sans interruption.
Komaneko est un film s'adressant à un très jeune public mais les adultes semblent apprécier le film tout autant que les enfants. Aviez vous prévu ou souhaité que le film puisse séduire indistinctement petits et grands ?
Au Japon, il semblerait que le stop-motion soit partagé entre le fait d'être destiné aux enfants et le fait de permettre la réalisation de travaux artistiques pour les adultes. Toutefois, en considérant le temps et les efforts que cette technique nécessite, je souhaite qu'un maximum de monde voie Komaneko, peu importe qu'il s'agisse d'enfants ou d'adultes. J'ai souhaité réaliser un travail intemporel, quelque chose qui ne semble pas vieux au bout de dix ans ou même cent ans. J'aimerais que les gens voient le film étant enfants, puis à nouveau quand ils sont adultes et y découvrent alors quelque chose de nouveau.
Dernière question : « Nia niania nia nianiania ? »
C'est une question qu'il faudrait poser à Koma... Peut-être sa réponse serait-elle... « Nia ! »
Propos recueillis par Aurélien Dirler du 8 au 13 juillet 2008 (par email).
Chaleureux remerciements à Christian Secretan, Tsuneo Goda et Komaneko.
> relire la présentation de Komaneko en présence d'Enzo Enzo
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