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Pierre-William Glenn : quand la lumière raconte l'histoire (The Offence)
 

Pierre-William Glenn : The Offence, quand la lumière raconte l'histoire

Mardi 10 juillet 2007


Chef opérateur et directeur de la section image de la Fémis, Pierre-William Glenn a présenté avec passion The Offence, film de Sidney Lumet inédit en France, dont l'image est signée de son ami et collègue Gerry Fisher. Une belle leçon sur l'art de la lumière au cinéma.

 

Ce film de Lumet n'est jamais sorti en France. Etonnant si l'on considère la notorité de son principal interprète, Sean Connery. Mais, explique Pierre-William Glenn, "vous comprendrez pourquoi à la fin du film...".

Quelques 2 heures plus tard, on comprend en effet que le personnage interprété par Connery est à 1000 lieux de son grand succès de l'époque, James Bond. "En 1972, Sean Connery fait son dernier James Bond, puis il s'investit avec passion dans The Offence. Mais son personnage est tellement inquiétant et négatif que la sortie du film a été retardée, et que finalement le film n'a été vu que dans des festivals, jamais en exploitation commerciale."

 

La lumière comme élément narratif

"Et pourtant, explique Pierre-William Glenn, le film est remarquable, notamment grâce à son travail sur la lumière, qui le rend infiniment supérieur à son scénario. Gerry Fisher, le chef opérateur, était un maître avec qui j'ai bien gagné 20 ans de métier tant il m'a appris ! Il savait raconter une histoire en lumière. Car ici c'est véritablement l'image qui raconte et fait entrevoir au spectateur des faits que le héros ne comprend pas encore. C'est ça le cinéma : comprendre sans texte !

 

Une théâtralité à la Losey

"Fisher était un homme du noir et blanc, il avait appris à éclairer toutes les couleurs de manière à produire une gamme de gris très variée. Passé à la couleur, il a continué à travailler à l'extrême les éclairages, ce qui donne un film d'une grande théâtralité, avec des ombres portées signifiantes, un jeu sur la pénombre et la lumière, des images mentales, des halos de lumière superposés à l'image...

A cet égard, ce film est très proche de ceux de Losey, avec lequel Fisher a travaillé. C'est un film extraordinairement construit, dont la performance d'acteur est remarquable."

Et de conclure : "Ce film est à voir et à revoir, on y découvre sans cesse quelque chose."

Si vous l'avez manqué lors de Paris Cinéma, The Offence sortira en salle en septembre. Patience !

 

 

 

 

 

 



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