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 Ouverture officielle

        Nadim Asfar

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Conférence de presse
Ouverture Officielle 2007
Liban mon amour
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Yasmin Ahmad, Mukhsin, un souvenir d'enfance fait film
Sandrine Bonnaire nous présente Sabine
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Danielle Arbid, Seule avec la guerre
Waël Noureddine, voyage poétique et cinématographique au bout de l'horreur
Pierre-William Glenn : quand la lumière raconte l'histoire (The Offence)
 

Liban, mon amour

Mercredi 4 juillet 2007


A Paris, le Liban prend ses quartiers d'été au cœur de la rue Champollion, à la Filmothèque Quartier Latin. Au programme aujourd'hui, un programme de courts métrages qui témoigne de la vitalité et de la diversité du jeune cinéma libanais. Deux réalisateurs étaient entre autres présents pour présenter le film au public, en toute simplicité, en toute proximité : Jean-Noël Aoun, co-réalisateur de Dancing was the Only Way of Avoiding Deafness et Nadim Asfar pour Empreinte (1).

Se déroulant dans une rue déserte de Beyrouth, où Jean-Noël Aoun évolue seul, Dancing was the Only Way of Avoiding Deafness suscite irrémédiablement le trouble. l'acteur-réalisateur a notamment expliqué que le film avait été tourné le 12 juillet 2006, alors que la guerre venait à peine de commencer. La rue montrée, terrifiante car fantomatique, est en fait une des artères les plus populaires de Beyrouth, désertée pendant la guerre. En montrant cette rue, et cette solitude, Jean-Noël Aoun a voulu faire ressentir combien « le quotidien a changé drastiquement », jusque dans « les moindres détails ». Il évoque une espèce d'amnésie soudaine : « on a oublié comment on vivait nos journées avant la guerre, comment se passait nos journées ». En revoyant son film, quelques temps après l'avoir monté, il se rend compte du non-dit troublant, mais visible dans son film, et il conclut finalement en citant Rainer Werner Fassbinder : « On ne peut pas faire un film sur la guerre ».

Nadim Asfar, quant à lui, est un artiste éclectique. Photographe, il a créé avec Empreinte (1), un diaporama de l'intime où vie privée, famille et histoire collective se mêlent et interagissent. Sur la genèse de son projet, il explique qu'il l'a fait sans penser à rien de particulier. Fixant son existence à travers la photo, il a regardé un jour les photos faites en 2005 et a éprouvé l'envie « de raconter cette année très mouvementée » ; une année où il est tombé amoureux, où il a perdu sa sœur, où lui et ses amis ont connu l'enthousiasme de la révolution populaire, une année où il s'est mis à photographier sous les jupes des femmes... L'élaboration du film, suite de photos légendées, a été très rapide – « 20 minutes », dit-il – et il est vrai que l'on sent dans ce court le besoin fulgurant de se livrer, à vif. Sur le procédé de son film, Nadim Asfar dit avoir trouvé un moyen de communication personnel, qui concilie photographie et cinéma.
A travers la rencontre entre ces deux réalisateurs, aux styles si différents, Paris Cinéma permet de mettre en lumière toute la diversité, mais aussi toute la culture commune au cinéma libanais.

 

 

 

  

 

 

 

 



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