Pierre Etaix avec Serge Toubiana

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Yoyo, hommage au "clown timide"

Lundi 9 juillet 2007



 

Un événement exceptionnel à la Cinémathèque française ; en collaboration avec la Cinémathèque et la Mission Cinéma de la Mairie deParis, Paris Cinéma offre au public une projection  de Yoyo, un film resté presque invisible pendant des années.

 

Une collaboration fructueuse...

Dans la grande salle Henri Langlois de la Cinémathèque, Philippe Reilhac (secrétaire général de Paris Cinéma), Serge Toubiana (directeur général de la Cinémathèque française) et Costa-Gavras (réalisateur et président de la Cinémathèque) accueillent devant un public de cinéphiles nombreux le comédien et réalisateur Pierre Etaix.

Serge Toubiana revient sur l'histoire de cette projection. Une copie de ce grand film venait d'être restaurée par la fondation Groupama Gan pour le cinéma : l'occasion pour le  public de redécouvrir un chef d'oeuvre du cinéma burlesque était trop belle ! Le résultat est une réussite incontestable.

 

Un clown timide pour petits et grands

Pierre Etaix, rappelle Serge Toubiana, a bercé sa génération avec Yoyo, ou d'autres films comme Le Soupirant, faisant preuve d'un immense talent aujourd'hui trop souvent méconnu. Il a su effectuer un travail difficile sur le burlesque, s'adressant aux enfants, mais aussi aux adultes, "à l'enfant qui se cache en eux".

Costa-Gavras évoque avec émotion le surnom de "clown timide" donné au personnage joué par Pierre Etaix ; plus qu'un maître du burlesque, ce grand réalisateur et comédien est le créateur d'un cinéma qui mêle "humour, émotion et pudeur".

 

Une restauration exemplaire

Pudique, timide, et surtout modeste, Pierre Etaix l'est certainement. Monté sur scène, il exprime sa très grande gratitude : "merci, c'est trop", dit-il simplement, convoquant sur scène Monsieur François Ede, qui a supervisé la restauration de son film.

"Beaucoup de bonheur", c'est la phrase de François Ede pour décrire la possibilité qu'il a eu de restaurer le film et de le revoir après 30 ans. Il rappelle au public le caractère exceptionnel de cette projection d'un film resté longtemps invisible pour des raisons juridiques. La restauration n'a cependant pas nécessité de travail majeur ; il s'agit, sauf pour un plan plus abîmé, d'une restauration photochimique classique et légère. "Un travail exemplaire", affirme Pierre Etaix.

 

L'oeuvre parle par elle-même

Après la projection à laquelle a tenu à assister Pierre Etaix, le réalisateur monte sur scène sous les applaudissements pour un simple salut, les larmes au yeux. Merci, Monsieur Etaix.

 

 

 

 

 



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