
Interstella 5555
Les Films
| Planète interdite, Fred M. Wilcox | | 23' Minute Warning, Krystof Gillier, Damien Raclot | | Level Five, Chris Marker | | Interstella 5555 : The 5tory of the 5ecret 5tar 5ystem, Leiji Matsumoto, Kazuhisa Takenôchi | | Pi, Darren Aronofsky | | Intrepid Traveler & His Merry Band of Pranksters Look for a Kool Place, Part 1, Ken Kesey | | Millennium Mambo, Hou Hsiao Hsien | | Free Party, en deçà du bien et du mal, Pascal Signolet | | African Expedisound, Krystof Gillier, Damien Raclot | | Les Invisibles, Thierry Jousse | | Between the Devil and the Wide Blue Sea, Romuald Karmakar | | Addictive TV Best of Mixmasters, Collectif | | Addictive TV Choice Cuts, Collectif | | Awesome; I Fuckin' Shot That !, Adam Yauch, a.k.a. Nathaniel Hörnblowér |
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Electro et cinéma
Entrepôt (14e arr.)
25 images secondes, encore plus de bpm... Musique trans-genre, elle ne cesse depuis son apparition de se croiser avec le cinéma, l'image et ses nouvelles technologies, (ré)générant un cinéma laboratoire à explorer à travers documentaires, captations, fictions et expérimentations. Du cinéma à écouter !
Le mix de l'électro et du cinéma apparaît souvent comme un mariage triste, un rêve désenchanté ou se mêleraient critique de la société, mal être et musique désincarnante. Il semble osciller entre saturation des sens et overdose de sons ou d'autres substances. Une descente aux enfers à cadence surexcitée à l'instar de Pi de Darren Aronofsky, cauchemar pré-apocalyptique. On aurait pu penser le genre mort-né, coincé entre maestria clipesque et sujet electro-choc.
Mais on n'en est encore qu'aux premières années de vie commune, le couple défriche et explore encore, il bricole et ingère toutes nouvelles technologies ; il se réinvente sans cesse et sans fatigue. Le genre se montre tout à la fois accrocheur et subversif, explorateur et hors normes. Il crée des musiques coup de poing pour des films coup de poing, mais aussi des ambiances, des atmosphères qui enveloppent les images ; il peut faire naître la remise en cause violente ou la méditation. C'est un genre paradoxal, presque une anomalie dans un monde qui tend à l'uniformisation et au formatage. Une anomalie par sa capacité d'adaptation et son apparence protéiforme.
C'est en effet un genre multiforme-multimédia, qui s'adapte aux techniques ou aux narrations classiques du cinéma, ou les réécrit et les réinvente, comme le collectif Addictive TV qui remonte des œuvres classiques comme le ferait un DJ avec de vieux vinyles. C'est un genre qui explore aussi, les techniques bien sûr, mais aussi notre imaginaire ou notre culture populaire, à travers des œuvres telle qu'Interstella 5555 qui fait revivre l'univers enchanté de notre enfance.
C'est aussi le mariage d'une musique laboratoire et d'un cinéma home studio, avec des films comme Les Invisibles de Thierry Jousse ou encore Level Five de Chris Marker. Un cinéma d'artistes qui revient à une forme d'artisanat.
Cette rencontre entre la musique électro et le cinéma est beaucoup plus que des vidéos qui se compressent, s'encodent, se téléchargent ou se décryptent. C'est aussi tout simplement des œuvres que l'on projette en salle, à l'Entrepôt. Bref, subversif, aventureux et critique, le « film électro » a de l'avenir...
Intervenants et invités (sous réserve)
Françoise Lamy, Damien Raclot, Pascal Signolet
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