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 © Brigitte de Legge 

 

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- Jean-Sébastien Roux : un fidèle de Paris Cinéma


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Moustapha Alassane au Studio des Ursulines

Samedi 2 juin 2005

 

Moustapha Alassane, pionnier de l'animation africaine, est venu présenter avec beaucoup d'émotion quelques-uns de ses courts métrages : La Mort de Gandji, son premier film, Bon Voyage, Sim, Samba le grand et Kokoa.

Après la projection, un échange avec le réalisateur a permis aux spectateurs de mieux comprendre l'univers de l'animation africaine.
Sources d'inspiration, techniques de réalisation, animaux fétiches, matériaux utilisés… Moustapha Alassane a évoqué ces différents aspects de son travail.

 

Comment construisez-vous vos histoires et vos personnages ?

Mes histoires sont très simples. Je m'inspire de ce qui se passe autour de moi.
Un exemple ? en Afrique, il n'est pas rare qu'un président se fasse renverser et perde le pouvoir alors qu'il est en voyage à l’étranger. C’est une situation que j'ai exploitée dans Bon voyage, Sim.

 

Les personnages de Kokoa portent des noms de pays, pourquoi ?
En effet, les lutteurs de Kokoa portent tous le nom d'un pays limitrophe du Niger. Je souhaitais que les enfants apprennent un peu la géographie de leur pays.

Pourquoi tant de grenouilles dans vos films ? Ont–elles une symbolique particulière ?
Au Niger, les grenouilles sont des animaux très sympathiques, elles sortent à certaines heures de la journée en croassant. Mais aujourd'hui, avec le nombre croissant de voitures, elles se font écraser de plus en plus souvent. J'ai choisi ces animaux tout simplement parce que je les aime bien !

 

En quelle matière sont fabriqués vos personnages, notamment dans Samba le Grand et Kokoa ?
J'utilise toute sorte de matériaux : le bois, le fil de fer ou de laiton, la colle, les chiffons, la mousse…


A quoi correspond le fond sonore de Kokoa ?
La version originale du film est en dialecte aoussa, et je tenais à garder cette langue malgré la version française faite à la demande du distributeur. Un commentaire en français en voix off a donc été ajouté tout en gardant le assoua.

 

Comment fonctionne le système de distribution des films d'animation en Afrique ?
Aujourd'hui, beaucoup de salles de cinéma ont fermé, les films d'animation sont diffusés par les télévisions. Mais elles ne s'intéressent qu'aux séries capables de proposer des dizaines d’épisodes. Pour nous, simples artisans, il est donc très difficile de se faire distribuer.

 

En savoir plus sur les programmes :
--> Moustapha Alassane, pionnier du cinéma africain
--> L’Afrique animée


 



     Novius ©
 


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