 Golden Swallow / Voir le diaporama
Les Films
| L’Hirondelle d’or, King Hu | | Hong Kong Nocturne, Inoue Umetsugu | | Golden Swallow, Chang Cheh | | L’Ombre du fouet, Lo Wei | | La Belle et l’Empereur, Li Han-hsiang | | Duel of Fists, Chang Cheh | | La Rage du Tigre, Chang Cheh | | Killer Clans, Chu Yuan | | 5 Venins mortels, Chang Cheh | | La 36e Chambre de Shaolin, Liu Chia-liang | | Retour à la 36e Chambre, Liu Chia-liang | | The Love Eterne, Li Han-hsiang | | The Warlord, Li Han-hsiang | | Intimate Confessions of a Chinese Courtesan, Chu Yuan |
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|  | Hommage à la Shaw Brothers, les studios cultes de Hong Kong
Chine impériale  Tout commence à Shanghaï, en 1925, avec la fondation de la Tianyi par les quatre frères Shao, spécialisée dans les films d'arts martiaux en costumes. Avec L'Héroïne Li Feifei de Shao Zuiweng (1925), ils lancent la vogue des dames d'épée. Trente ans plus tard, la scène se répète et s'amplifie à Hong-Kong, avec les deux plus jeunes des quatres frères, Runmei et Yifu (respectivement Runme et Run Run Shaw). Dans la colonie britannique, on produit des films cantonais (du kung-fu, de superbes mélodrames) parlés dans la langue locale. Les frères Shaw produisent des films parlés en mandarin pour tous les Chinois en exil, à Hong-Kong et dans tous les Chinatown du monde (Paris inclus). Avec un luxe de moyens inégalés (scope couleur, un studio gigantesque, vraie ville dans la ville), ils redonneront à cette communauté orpheline la nostalgie de leur Chine perdue, mélange de traditions nobles (l'opéra de Pékin, la calligraphie) et de récits populaires au temps de la Chine impériale. Les studios Shaw produisent des romances et des mélodrames inspirés des intrigues de cour (les films de Li Han-hsiang) puis, avec le double succès de L’Hirondelle d’or de King Hu (1966) et de Golden Swallow de Chang Cheh (1968), orientent l'essentiel de leur production vers le film de sabre. Quand surgit le phénomène Bruce Lee en 1971 avec The Big Boss (scénario contemporain, kung-fu et bagarres de rue), imposé par une compagnie rivale, les studios Shaw ripostent en remontant aux sources du kung-fu chinois, du côté de Shaolin, grâce à Liu Chia-liang. Alors que le cinéma de Hong-Kong regarde déjà vers l'Amérique (Bruce Lee, Jackie Chan, la nouvelle génération) en raison de l'échéance de 1997, les studios Shaw n'ont d'yeux que pour la Chine. En 1985, Liu Chia-liang réalise son souhait, symbole de l'aventure du studio, de son origine et de sa perte : tourner un film d'arts martiaux en Chine populaire (The Martial Arts From Shaolin). La boule de cristal se brise, le rideau de la réalité tombe définitivement sur la scène d'une Chine idéale et rêvée. Mais les films sont toujours là pour redonner vie et souffle à cet élan unique et inégalé. Quand, dans les films Shaw, la chorégraphie (des combats) se mêle à la pensée (de Confucius), le plaisir est roi et le cinéma son empire. Charles Tesson « Hommage à la Shaw Brothers, les studios cultes de Hong-Kong » est projeté à l’UGC Ciné-Cité Les Halles (Paris 1er), en présence de Cheng Pei-Pei.
Vignette sonore réalisée par Radio Campus (format Realaudio®)
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