 Devdas Voir le diaporama
 | | | L'Opéra de Quat'sous, Georg Wilhem Pabst | | | Une heure près de toi (One Hour with You), Ernst Lubitsch | | | Les Joyeux garçons (Vesiolye rebiata), Grigori Alexandrov | | | Le Danseur du dessus (Top Hat), Mark Sandrich | | | Au bord de la mer bleue (U samogo sinego morja), Boris Barnet | | | Volga-Volga, Grigori Alexandrov | | | Le Magicien d’Oz (The Wizard of Oz), Victor Fleming | | | Le Printemps (Vesna), Grigori Alexandrov | | | La Chanson éternelle (Lahn el khouloud), Henry Barakat | | | Chantons sous la pluie (Singin’ in the Rain), Stanley Donen, Gene Kelly | | | Tous en scène (The Band Wagon), Vincente Minnelli | | | Les Hommes préfèrent les blondes (Gentlemen Prefer Blondes), Howard Hawks | | | Le Carrousel fantastique (Carosello napoletano), Ettore Giannini | | | Brigadoon, Vincente Minnelli | | | Les Demoiselles de Rochefort, Jacques Demy | | | Pakeezah, Kamal Amrohi | | | Grease, Randal Kleiser | | | Noces de sang (Bodas de Sangre), Carlos Saura | | | Staying Alive, Sylvester Stallone | | | Carmen, Carlos Saura | | | Ópera do Malandro, Ruy Guerra | | | Cotton Club (The Cotton Club), Francis Ford Coppola | | | Golden Eighties, Chantal Akerman | | | Susie et les Baker Boys (The Fabulous Bakers Boys), Steve Kloves | | | Dollar Mambo, Paul Leduc | | | Tout le monde dit I Love You (Everyone Says I Love You), Woody Allen | | | Evita, Alan Parker | | | On connaît la chanson, Alain Resnais | | | Le Destin (Al Massir), Youssef Chahine | | | Peines d’amour perdues (Love’s Labour’s Lost), Kenneth Branagh | | | Dancer in the Dark, Lars von Trier | | | Moulin Rouge, Baz Luhrmann | | | 8 femmes, François Ozon | | | Devdas, Sanjay Leela Bhansali | | | Chicago, Rob Marshall |
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|  | La comédie musicale : un tour du monde Une balade musicale et festive, à l’image du rêve, du plaisir visuel et sonore que ces films procurent aux différentes générations depuis l’avènement du cinéma parlant.
Lorsqu’on parle de « comédie musicale », c’est souvent à Hollywood que l’on pense, théâtre d’un âge d’or qui a vu naître les plus riches créations et les plus folles extravagances du genre, dans les années 1940 et 1950. L’Amérique a, certes, donné ses lettres de noblesse et une place privilégiée aux films musicaux, mais un réalisateur français a profondément marqué le genre au début du parlant. C’est René Clair, qui réalise, avec "Le Million" en 1931, l’un des premiers films parlants produits en France. La comédie musicale est devenue populaire grâce à la mise en scène de personnages, hommes et femmes, « exprimant et répandant leur joie, leurs espoirs, leurs déceptions, leurs appréhensions heureuses ou inquiètes, sous des formes et avec des mots que chacun peut reprendre » (Michel Chion). L’attachement à montrer ce qui fait partie de la vie, de l’épanouissement d’un sentiment intime à l’expression d’un combat social ou d’une révolte collective, va marquer la trame dramaturgique de la comédie musicale de manière universelle et intemporelle. Qu’il s’agisse d’opérettes, comme chez Ernst Lubitsch, de descriptions idylliques de la vie au kolkhoze sous Staline, comme chez Grigori Alexandrov, ou qu’on assiste aux rivalités de vedettes de la scène, comme chez Vincente Minnelli, ce sont les mots de tous les jours, chantés et dansés, que célèbre la comédie musicale, souvent sous une forme jubilatoire et féerique. D’autres pays, comme l’Égypte et l’Inde, ont été fortement marqués par l’avènement du cinéma parlant et, dès les années 1930, des films musicaux y furent tournés, ouvrant la voie aux grands succès populaires comme le grandiose Pakeezah ou le très récent et flamboyant fleuron de Bollywood, Devdas. Des années 1930 à nos jours, les formes de la comédie musicale ont pu changer, de même que les styles de musique et de danse, évoluant avec le temps. Mais l’on peut dire, en citant Michel Chion, « qu’elle durera aussi longtemps que le cinéma, et n’a pas fini d’incarner l’enthousiasme et la difficulté de vivre ». Des 35 films présentés ici, réalisés entre 1931 et 2002, par les plus grands cinéastes du genre en France, aux États-Unis, en Italie, au Mexique, en Inde, en Égypte, en ex-URSS, en Espagne, au Brésil, en Grande-Bretagne, en Belgique ou au Danemark, certains sont des raretés, peu ou jamais montrés. Trois salles de cinéma accueillent un genre qui ne cesse d’inspirer les grands réalisateurs de par le monde. Anna Glogowski « La comédie musicale : un tour du monde » est présenté au Gaumont Convention (Paris 15e), à La Pagode (Paris 7e), au Mac-Mahon (Paris 17e) et au Ciné-Sélect (Antony-92).
Vignette sonore réalisée par Radio Campus (format Realaudio®)
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