Paris Cinéma du 30 juin au 13 juillet 2004

 
13 juillet 2003
Cinéphiles

ISABELLE : "UN PETIT LIVRE EXTRAORDINAIRE QUI EMMENAIT AU CINEMA"

Isabelle, passionnée de cinéma, a toujours profité des salles parisiennes. Et elle espère que cela durera encore longtemps !

     
Isabelle    

Souvenirs parisiens
« J’avais un grand oncle qui habitait près des Champs Elysées. Très souvent, il ouvrait un petit livre écrit en tout petit, que je trouvais extraordinaire, et puis on allait au cinéma ! Cela me semblait magique. En fait c'était l’Officiel des spectacles ! ». Un premier souvenir de cinéma qui sera suivi de beaucoup d’autres, car Isabelle, qui a toujours vécu à Paris, se souvient aussi, pêle mêle, des rideaux rouges des salles des Champs-Elysées, du ciel étoilé du Rex, ou encore dans les années 80 des films indiens au Palais des glaces et des projections non stop au Dejazet.


Des choix éclectiques
Aujourd’hui, elle privilégie surtout les films nouveaux. Son critère de choix : "les films qui me surprennent, qui ne me donnent pas l'impression d'avoir été vus cent fois". Si les films intimistes l’attirent, elle ne dédaigne pas non plus les peintures de société à la Ken Loach ou encore les œuvres qui témoignent de la recherche d’un langage cinématographique très élaboré, comme celles de Peter Greeneway. Mais quand on l’interroge sur les œuvres qui l’ont marquée, lui viennent tout aussi spontanément à l'esprit Pulp Fiction de Quentin Tarantino ou toute l’œuvre de Kitano. Sans parler de ces films qui réveillent le plaisir de "se faire raconter des histoires", comme le Nom de la rose de Jean-Jacques Annaud, ou Les Neufs Reines de Fabián Bielinsky.


Quelques regrets...
Cette amoureuse de cinéma trouve à Paris l'occasion de satisfaire sa passion, mais n'en a pas moins quelques regrets. "Il y a peu de place pour le court métrage. Je regrette les séances qui projetaient d'abord un court. On pouvait parfois découvrir des merveilles, comme ça, par hasard. Autre regret : il faut parfois se hâter car certains films disparaissent très vite de l'affiche. Il m'est arrivée d'enchaîner deux séances dans la même soirée car les films allaient être retirés." Ce qui ne l’empêche pas d’espérer très fort : "Quand je serai à la retraite, j’espère que le ciné existera toujours car pour moi c’est essentiel, j’y passerai encore plus de temps !".



Le dernier film qui lui a plu :
 Historias Minimas, de Carlos Sorin, "une évocation de la vie des gens par petites touches".
Ses salles préférées : Le MK2 Quai de Seine pour l’environnement. "On sort sur le canal, on est dépaysé", Le Balzac, "pour son côté familial et la présentation des films", Le Latina, pour sa programmation venue des pays du sud et d'Amérique latine.



Portrait : Ariane : "le charme irremplaçable des salles de quartier"
Portrait : Jean-Philippe : "cinéphage"
Réalisateur : Une lettre de Terry Gilliam aux spectateurs de Paris Cinéma
Spectateurs : Thérèse et Michel ou la découverte d'Eliseo Subiela
Prix de l'avenir : interview de l'un des jurés
Spectateurs : Isabelle, "un petit livre magique qui emmenait au cinéma"
Spectateurs : Marie-Claude, un regard de pro sur les films en costumes



Propos recueillis par Nathalie Ryser
Paris Cinéma : du 2 au 15 juillet 2003


 
   
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