| |
3 juillet 2003
CINEPHILES
Ariane : "le charme irremplaçable des salles de quartier"
Portrait d'une parisienne amatrice de cinéma sous toutes ses formes.
Ariane vit dans le XIIe arrondissement. Avec Gaétan, son ami, ils écument les salles de la capitale à un rythme effréné. « Parfois 10 fois dans le mois », s'enthousiasme-t-elle. Car il faut bien cela pour satisfaire une passion qui va du film d'auteur aux grosses productions, des films français aux cinématographies les plus éloignées...
Comment elle choisit ses films
Mais comment sélectionne-t-elle ses films ? Critère essentiel, la bande-annonce, bien davantage que les critiques qu’elle lit assez peu. Un comédien ou une comédienne appréciés pourront aussi l'inciter à découvrir un film dont elle ne sait rien. « J’ai beaucoup aimé le personnage de Valeria Bruni-Tedeschi dans Les Gens normaux n’ont rien d’exceptionnel, de Laurence Ferreira Barbosa, et je vais voir tous ses films… ». Mais une histoire intrigante ou même l’origine d’un film pourront aussi aiguiser sa curiosité : « nous avons découvert récemment un long métrage coréen, tout simplement parce que nous n’avions jamais vu de film de ce pays ! ».
Les salles de quartier pour prolonger la discussion
Même absence de préjugé en ce qui concerne les salles, ce qui ne l’empêche pas d’avoir ses préférences : le MK2 Beaubourg pour sa programmation, le MK2 Quai de Seine pour la qualité de ses salles… Mais Ariane est surtout sensible au charme des cinémas de quartier. « J’adore y aller à pied, en me décidant au dernier moment. Ne pas rentrer en métro, avoir le temps d’échanger ses impressions, calmement, en flânant, cela prolonge le plaisir de la séance ! ».
Souvenirs souvenirs
Née à Paris, elle est "toujours allée au cinéma" et se souvient parfaitement des soirées spectacles au Grand Rex au moment de Noël : "un grand souvenir de gosse !".
Etudiante, elle n'a manqué aucune Fête du cinéma sur les Champs Elysées, "un lieu stratégique pour passer rapidement d'une salle à l'autre". Aujourd'hui, toujours accro aux salles obscures mais plus puriste, elle avoue des habitudes nouvelles. "On partait parfois avant la fin d'un film pour ne pas manquer la séance suivante. Aujourd'hui, je déteste louper ne serait-ce que 5 secondes du générique !"
 |
|
Derniers films vus ou qui l’ont marquée : Dogville de Lars von Trier, Swimming Pool de François Ozon, La Cité de Dieu de K. Lund et F. Meirelles, The Hours de Stephen Daldry, « un film qui m’a retournée… ».
Sa scène fétiche : : Romy Schneider en actrice déchue dans L'important c'est d'aimer, d'Andrzej Zulawski.
Le film qui la fera toujours rire : l’Emmerdeur d’Edouard Molinaro, avec Jacques Brel. "Ma référence comique !"
|
|
|
|
Propos recueillis par Nathalie Ryser
|
|
|
|
Paris Cinéma : du 2 au 15 juillet 2003
|
|
 |