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14 juillet 2003
Cinéphiles
MARIE-CLAUDE : UN REGARD DE PRO SUR LES FILMS EN COSTUMES
"Ce que je regarde en premier dans un film, c'est un ensemble qui associe musique, image, costume et rythme", affirme Marie-Claude. Passionnée de films historiques, elle s'est lancée dans une formation de costumière et revoit aujourd'hui ses films préférés d'un autre il
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| Marie-Claude |
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Corset et crinoline... |
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... et mode du XVIIIe |
"Tombée sur une machine à coudre"
"Tombée" sur une machine à coudre à l'âge de 14 ans, Marie-Claude a consacré sa carrière à l'univers du prêt-à-porter et de la fourrure. Après la perte de son emploi il y a trois ans, elle décide de se lancer dans la confection sur mesure pour son propre compte. Pour satisfaire sa passion et parfaire ses connaissances, elle s'inscrit dans une école spécialisée en costume historique et y découvre les techniques d'autrefois, l'évolution des modes et des silhouettes, et la réalité du métier des costumiers de spectacle. "Les anachronismes sont toujours un risque, prévient-elle, car au XIXe siècle par exemple, la mode changeait radicalement tous les cinq ans. Il faut donc se documenter, consulter les patrons d'époque
tout en respectant le budget de la production."
Mais même si elle doit obtenir son diplôme en septembre, faire de cette passion un métier à part entière lui semble encore incertain. "Le métier de costumier va mal, l'une des dernières maisons a d'ailleurs fermé récemment. Peut-être parce qu'il n'y a pas assez de films en costumes et qu'ils coûtent cher. Pour Saint-Cyr, Patricia Mazuy a impliqué des écoles dans la création des costumes et peut-être fait naître des vocations, mais de telles initiatives sont rares
"
Habiller Sabine Azéma
Si travailler dans le cinéma ou le théâtre est un rêve qu'elle n'avoue encore qu'à moitié, Marie-Claude réagit immédiatement quand on lui demande qui elle aimerait habiller : "Sabine Azéma !", s'écrie-t-elle sans hésiter. Pourquoi ? "Quoi qu'elle porte, c'est toujours un bonheur de la regarder, elle a une manière de bouger absolument merveilleuse. Quand j'ai un coup de cafard, je revois toujours Un dimanche à la campagne. Elle y incarne complètement la joie de vivre, la joliesse
Elle peut tout faire."
Aujourd'hui le cinéma inspire largement ses travaux. Elle est d'ailleurs en train de réaliser la copie conforme du costume de Glenn Close dans Les Liaisons dangereuses.
Regard "zoom"
Sa passion conduit aujourd'hui Marie-Claude à regarder ses films préférés d'un il différent, mais non moins fasciné. "Dans Le Colonel Chabert, Fanny Ardant porte de très jolies robes, dont une avec des manches en organza rebrodées d'épis de blé en or qui est à tomber par terre ! ", s'enthousiasme-t-elle. Ce regard scrutateur, zoomant sur les détails les plus fins, ne l'empêche pas, affirme-t-elle, d'apprécier le film dans son ensemble. " Je le regarde plusieurs fois, je me le repasse en vidéo, je m'arrête sur certaines images
". D'ailleurs, elle aurait même vu Elizabeth de Shekhar Kapur, "cette splendeur"
36 fois, dont deux d'affilée !
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Ses films en costumes de référence
- Elizabeth, de de Shekhar Kapur
- Les Liaisons dangereuses, de Stephen Frears : " LE bijou absolu"
- Cyrano de Bergerac, de Jean-Paul Rappeneau
- Les Amants du nouveau monde, de Roland Joffé
- Le Hussard sur le toit, de Jean-Paul Rappeneau : "ah, les hauts en organdi brodé de Juliette Binoche !"
- Chambre avec vue, de James Ivory
- La Reine Margot, de Patrice Chéreau. "Habiller Adjani ? Un rêve
mais tout a été fait, non ?"
- Beaumarchais, l'insolent, d'Edouard Molinaro.
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Propos recueillis par Nathalie Ryser
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Paris Cinéma : du 2 au 15 juillet 2003
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